François-Jean Lefebvre
Chevalier de La Barre, dit le chevalier de La Barre
né en 1746 au château de Férolles-en-Brie et exécuté à Abbeville le 1er juillet 1766 est une victime de l’intolérance religieuse au siècle des Lumières.
C’est en août 1765 que les très pieux habitants d’ Abbeville (sic) dans la Somme, constatent qu’un crucifix du Pont-Neuf a été abîmé. Après
quelques atermoiements, on finit par soupçonner un gentilhomme de dix-neuf ans, Jean-François Lefebvre dit le Chevalier de La Barre, déjà inquiété pour des propos impies et pour ne pas avoir
accepté de se découvrir lors du passage d’une procession.
La condamnation du tribunal d’ Abbeville le 28 février 1766 est sans appel : le Chevalier de La Barre est condamné à avoir un poing coupé, la langue arrachée et à être brûlé vif, après des
aveux sous la torture et la découverte du « Dictionnaire philosophique » de Voltaire et d’autres livres licencieux chez lui.
Le procès et l’exécution du chevalier de La Barre a été une des causes
célèbres défendues par les philosophes des Lumière.
Il faut attendre La Convention en 1793 pour que le Chevalier de La Barre soit réhabilité avant d’être élevé à la figure de victime du fanatisme catholique au XIX e siècle.
Il fut, par la suite, établi que la dégradation du crucifix à l’origine de l’affaire du chevalier de la Barre aurait été causée par l’accident
d’une charrette chargée de bois.


Le chevalier de la Barre, Montmartre
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